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Deux jours après le dernier match du championnat les responsables du KAC ont tenu une conférence de presse pour présenter le bilan de la saison et tirer le voile sur certains points ayant susciter quelques réactions de la part du président Hakim Doumou, surtout durant la seconde moitié de la saison écoulée.
Devant une assistance, au sein de laquelle malheureusement, certains intrus n’avaient plus froid aux yeux pour parler aux noms de ceux avec qui ils n’ont aucune relation, ce qui a failli sortir la rencontre de son cadre, les réponses étaient précises. Fortement irrité par le comportement de certaines ex-joueurs et par la conduite d’une partie du public incitée pour blasphémer aussi bien les membres du comité et leurs proches que les personnalités au niveau de la fédération, Hakim Doumou n’a pas ménagé ses expressions à l’égard des uns et des autres. Avant de s’attaquer aux vrais problèmes du KAC, résumés en deux mots : misérabilité des subventions, et pauvreté des infrastructures. Un club qui n’a plus où s’entraîner «Quand on présente un budget, prévisionnel à des responsables sensés, pour les tenir au courant de l’énormité des charges et que ces derniers ne semblent nullement intéressés par l’activité d’un club qui représente aussi bien la ville que la province et la région, il y a de quoi dire que le KAC a commencé par poser des problèmes à ces responsables. Le fait de les voir revenir sur leurs promesses, nous dit long sur l’intérêt qu’ils portent à la vie sportive dans la ville. Savez-vous que le KAC n’a plus où s’entraîner ? Pire que cela, il n’a plus où se doucher même après les matchs officiels. Ce qui est tout de même déshonorant pour un club de 1ère division. Sans parler de l’état du terrain, notre maintien n’était que grâce aux efforts du comité, du staff technique et de l’effectif. Avec la reconstruction de l’aire du jeu qui passe du naturel à l’artificiel, nous espérons un rendement meilleur à domicile. En plus de mes sacrifices pour subvenir aux besoins matériels de notre club, j’ai trouvé en certains membres du comité tout ce qu’on attend des vrais mécènes. Et là, je tiens à féliciter Mrs Med Filali, Ali Sahil, El Harouchi et El Mediouni pour leur aide.» 2 réponses de sponsors sur 150 «D’un autre côté pour trouver du sponsoring, nous avons adressé 150 demandes dont 2 seulement nous ont répondu et nous ont fait confiance. Et loin de nous décourager, nous continuons nos efforts pour convaincre d’autres sponsors, dans le seul but d’apporter un meilleur soutien matériel au club, qui n’est la propriété de personne. J’aimerai ajouter aussi, qu’au KAC, l’actuel comité ne fait pas que gérer les affaires du club. Ses actions sociales font qu’aucun joueur ne pense quitter le club. C’est pourquoi, je demande aux détracteurs de revoir ce que le KAC a réalisé depuis notre arrivée, au lieu d’inciter et pousser aux inconduites. Concernant le recrutement des joueurs, même si certains n’ont pas donné pleine satisfaction, en compensation, les autres l’ont fait. Et leur valeur actuelle dépasse 1 milliard de centimes. Donc le club n’est pas perdant. Pour la saison prochaine, nous continuons à recruter pour renforcer l’effectif. La préparation se déroulera en Tunisie.» Le KAC à la recherche de 7 hectares pour un centre de formation «On parle de plus en plus du retour du public, tout en oubliant que nous étions les premiers à prendre l’initiative pour fidéliser le public par la distribution des Tee-shirts au nom et aux couleurs de Halala en plus d’un enregistrement d’une chanson. Ce qui a permis au nom du KAC d’être repris même par les ménagères». Avant de céder la parole : Hakim Doumou disait : «Jusqu’à présent je suis resté auteur d’actions désintéressées, mais si l’intérêt du KAC m’oblige à changer de comportement surtout vis-à-vis de certains, je me porterai fièrement pour leur faire concurrence». Puis ce fut le tour de Mohmed Filali de répondre. Plus décontracté que monsieur Hakim Doumou, M. Filali a reparlé des mêmes problèmes, tant au niveau de l’assistance matérielle des responsables locaux, qu’à celui de la pauvreté de l’infrastructure qui ne répond plus aux aspirations du KAC appelé à se restructurer, disait-il. « La catégorie des jeunes a vécu une activité normale, sans aucun incident ni accident notable, certains ont atteint la dernière phase éliminatoire de leur championnat, les autres n’ont pas démérité. Notre fierté, au niveau de la pépinière, s’est élargie avec la création d’une école de football où, déjà, 254 enfants sont inscrits et seuls 84 jeunes payent leurs frais, les autres sont à la charge du président Hakim Doumou. Dans une perspective d’avenir nous avons demandé un lot de terrain de 7 hectares pour la construction d’un centre de formation, où nos jeunes pourraient s’épanouir au même niveau que leurs homologues des pays développés. Dès la saison prochaine nous allons équiper nos locaux en matériel informatique pour permettre à nos jeunes une meilleure évolution. Le suivi de la formation de ces jeunes est assuré par 9 cadres à la charge du club. ». Avant de conclure, Mr Filali a fortement décrié le comportement de ceux qui cherchaient à créer la mésentente dans l’environnement du club. Pour sa part, M. A. Karkach est resté fidèle à sa philosophie d’orateur trop expansif. Du point de vue théorique, notre ami A. Karkach a des idées à revendre, mais comme nous avons pu suivre l’évolution du KAC, depuis son arrivée, le bilan était des plus négatifs. Et sans quelques sursauts d’orgueil, la situation aurait pu être compromettante pour l’avenir de l’équipe. Dans ses propos, l’entraîneur a voulu tout porter sur l’autre, plutôt que de se déclarer responsable d’une partie de l’échec. En réponse il disait : «Dès mon arrivée, j’ai trouvé une équipe, où, seuls quelques éléments étaient valables. Au sein d’un effectif, où plusieurs compartiments du jeu manquaient d’occupants, l’élan, du début n’a pas duré. D’où la baisse du régime. Derrière nos résultats le syndrome de rejet n’était pas à écarter». De nouveaux recrutements s’imposent mais quel budget ? «Mais avec le temps, nous avons pu améliorer notre manière de jouer jusqu’à nous mettre, tactiquement, au point. Le recul du rendement était dû au manque de métier de plusieurs joueurs. Donc pour y remédier, nous devrions trouver au plus vite la solution par le recrutement de nouveau éléments qui répondront à nos besoins. Pour cela, il nous faut connaître le budget de recrutement pour que nous pussions assumer nos propres responsabilités. Si ceci est possible, je promets un classement aux 1ers rangs, la saison prochaine.». Comme le maintien était le seul objectif dès le début de la saison, pour le réussir, le comité, ou plutôt son jeune président, Hakim Doumou a supporté d’énormes sacrifices face à la misère des subventions accordées à l’équipe par les responsables de la ville. Et quand on sait l’ampleur de la responsabilité pour représenter, et la province, et la région au niveau de l’élite footballistique, on n’a pas à oublier que le KAC reste la seule échappatoire pour un nombreux public qui frappe par sa jeunesse. Et pour ce, tout le monde est appelé à contribuer à l’entretien du club, comme le font ceux des autres provinces. Le KAC, dans une riche province a droit à des subventions sans qu’il le demande. Mais, comme ceux qui détiennent et les fonds et le pouvoir de persuader, ne donnent que peu d’importance à l’activité sportive, ce club n’a que de vivre, à la merci, des donateurs qui des fois, font défaut. Et là, nous nous demandons sur le sort réservé à la vie culturelle, en général, dont le sport n’est qu’une partie. Envers l’activité du KAC, le désintéressement, voire même l’abandon de ceux qui fructifient leurs investissements dans la province, reste un cas particulier. Comme certaines unités industrielles ne cessent de porter atteinte à leur environnement, en compensation, elles doivent aider pour l’épanouissement des jeunes dans de bonnes conditions. Le KAC qui n’a que grand besoin d’aide pour entretenir sa pépinière, encore enrichie par la création d’une école de football, ne mérite nullement cette privation, dont la durée risque de tout ruiner. Et comme disait J.J. Rousseau: «Les seuls biens dont la privation coûte sont ceux auxquels on croit avoir droit.». Donc le KAC ne continue de réclamer aide et soutien que parce qu’il croît avoir droit. Sellam Lhanouichi www.kac-kenitra.com
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